Wednesday 26 February 2020
Politique

Présidentielle 2020/ Le RPT-UNIR, Faure Gnassingbé, Charles Gafan, Bolloré : un suspect mélange du genre

La campagne électorale, comptant pour l’élection présidentielle dont le premier tour est prévu pour le 22 février prochain, a débuté depuis le 6 février dernier. Tous les candidats mobilisent leurs sympathisants dans tous les contrés du pays. Comme à l’habitude dans le camp d’UNIR, ils passent par tous les moyens pour capter un 4eme mandat à leur « champion », quitte à mettre en contribution des responsables de sociétés, qui normalement dans un Etat civilisé, ne devraient, en aucun cas, se mêler, ni de prêt, ni de loin au processus électoral ou faire campagne à un parti, quel qu’il soit.

C’est le cas du président-directeur général du Groupe Bolloré Logistics Togo, Charles Gafan ; un groupe français spécialisé dans le transport maritime et implanté au Togo depuis 2009.Charles Gafan, Mme Victoire Dogbè, ministre du développement à la base, et certains cadres de la préfecture de Vo battent campagne pour Faure Gnassingbé, dans ladite préfecture en mettant les moyens à dispositions des sympathisants UNIR de la localité, pour convaincre l’électorat.

Un directeur d’une société aussi importante, qui a la main mise sur le port autonome de Lomé doit-il battre campagne pour un candidat à une élection marquant une étape importante dans l’histoire d’un pays ? Ne devrait-il pas être au-dessus de la mêlée ? le groupe ne signe pas sa propre mort, si jamais les choses ne tournent pas à la faveur du parti au pouvoir ? À croire que le Togo est un pays où tout est permis. Il suffit juste d’être du côté du pouvoir ou s’attirer la faveur de celui-ci.

Cela confirme encore une fois tous les coups bas dénoncés par les médias entre le groupe Bolloré et le pouvoir togolais.

L’on s’en souvient, de l’éviction, manu-militari, du groupe Progossa, qui exploitait le Port Autonome de Lomé depuis 2001, en 2009 au profit du Groupe Bolloré sans le moindre appel d’offre. La mise en garde à vue, en 2016, du président du groupe Bolloré, Vincent Bolloré, dans le cadre d’une information pour « corruption d’agents publics étrangers et trafic d’influence ». En cause : les conditions d’attribution des concessions portuaires à Lomé (Togo) et Conakry (Guinée) et l’utilisation de sa filiale Havas dans les campagnes électorales des responsables africains. En 2016, le groupe est soupçonné d’avoir eu recours à Havas, filiale de communication du groupe, pour faciliter l’élection de dirigeants africains, en leur prodiguant des conseils sous facturés, voire non facturés, notamment la réélection de Faure Gnassingbé en 2010. En remerciement, ceux-ci auraient cassé les concessions portuaires existantes pour les réattribuer au groupe Bolloré. Sans parler de l’affaire du technicien français Claude le Roy, qui malgré des résultats plus qu’insuffisants à la tête des Éperviers du Togo, vient d’être prolongé malgré les cris du peuple togolais. Selon certaines indiscrétions, c’est le groupe français Bolloré, dont sa filiale au Togo est dirigée par Charles Gafan, qui met la pression sur Faure Gnassingbé pour que Claude le Roy soit gardé, quels que soient les résultats.

Quoi qu’il en soit, le premier tour de l’élection se tiendra dans moins de deux semaines et la population togolaise attend de voir quel sort cela leur réservera le soir du 22 février.

Boss Shalino

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