Friday 15 November 2019
Opinion

Libre opinion/L’Afrique sous l’oligarchie monétaire de la France

Le franc CFA, officiellement franc de la communauté financière africaine, est le nom de deux monnaies communes héritées de la colonisation française et utilisées par quatorze (14) pays d’Afrique constituant en partie la zone franc, fait objet ces derniers temps de plusieurs critiques.

Que ce soient au Benin, au Burkina-Faso, en Côte d’Ivoire, en Guinée-Bissau, au Mali, au Niger, au Sénégal, au Cameroun, en Centre Afrique, au Congo, au Gabon, en Guinée Equatoriale, au Tchad et au Togo, le franc CFA a plongé les populations dans une paupérisation ambiante.

Né le 26 décembre 1945, jour où la France ratifie les accords de Bretton Woods et procède à sa première déclaration de parité au Fonds monétaire internationale (FMI), le franc CFA a pour signification, « franc des Colonies Françaises d’Afrique ».

Si aujourd’hui nombre de dirigeants africains se donnent le privilège de parler de la souveraineté de leurs états, il n’en est pas de même s’agissant de l’autonomie financière de l’Afrique en général.
Comment un pays peut-il prétendre avoir une indépendance politique au moment où sa propre monnaie est frappée au-delà de ses frontières ?

Dans ces conditions où l’Afrique est plongée dans une pauvreté endémique, quand aura-t-elle les coudées franches pour assoir une véritable autonomie financière pour se hisser une place parmi les grandes puissances du monde ?
La question reste posée et mérite son pesant d’or quand on sait que le problème du F CFA continue de défrayer la chronique surtout avec l’avènement du franc éco qui profile à l’horizon et qui semble subir le même traitement que le F CFA au grand bonheur du trésor français.

L’éco d’Afrique de l’Ouest : Quelle différence ferait une monnaie unique ?

L’adoption l’année prochaine d’une monnaie unique appelée l’éco, serait-elle une solution au nombreux soucis de l’Afrique?
Les experts sont divisés sur l’impact que cela aurait sur l’économie de la région, en particulier dans les Etats membres qui utilisent le franc CFA qui est soutenu par la France.

Déjà, certains chefs d’Etat africains se sont montrés favorable à la servitude de l’homme blanc sans pour autant tenir compte des souffrances qu’endurent leurs peuples.

Pendant que les concernés eux-mêmes c’est-à-dire les chefs d’Etat africains soutiennent mordicus que le franc CFA n’a rien à cirer du retard de l’Afrique, des citoyens Français, à l’instar des Gilets Jaunes mènent des actions d’envergures pour que cesse cette exploitation du continent noir au profit des intérêts égoïstes de l’hexagone.

A l’heure où nous parlons, la France ne peut rien si ce n’est les retombées des devises du franc CFA que l’Afrique verse chaque jour que Dieu fait, dans son Trésor Publique.

« Les pays d’Afrique de l’Ouest – comme la plupart des autres pays en développement, ne sont pas à l’abri des chocs monétaires causés par les politiques mises en œuvre dans le reste du monde.

Pendant que les partisans de l’éco affirment que la monnaie unique facilitera le commerce, réduira les coûts de transaction et facilitera les paiements entre les 385 millions d’habitants de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), les populations africaines croupissent toujours sous la galère d’une dictature, d’une mascarade économique de la France.

L’Afrique devrait au lieu d’observer l’omerta sur cette situation, se lever comme un seul homme, pour dire non à la colonisation monétaire, à l’expropriation du peuple africain de sa politique économique.

Même le doute du Nigéria a intégré ce système « monétaire taillé sur mesure » par l’hexagone, semble être fondé. Puisqu’à côté, se trouve la question de souveraineté.

Qu’en est-il de la souveraineté avec le projet d’une monnaie unique?

Bien que le discours sur une fédération politique n’ait pas dominé les dernières discussions, les critiques soulignent les pièges d’une monnaie commune sans une union politique.

L’éco sera-t-il le nouveau nom du franc CFA ?

Oui, puisque la monnaie unique ouest-africaine conservera son taux fixe par rapport à l’euro, a expliqué Alassane Ouattara. « Aujourd’hui, le taux de change de l’euro par rapport au franc CFA est de 655,9. Et bien sûr, si les chefs d’État décidaient l’année prochaine de changer le franc CFA en éco parce que nous avons respecté tous les critères de convergence, ce taux ne changerait pas dans l’immédiat. »

On aperçoit clairement dans cette déclaration du président Ouattara qu’il s’agit simplement de “déshabiller Pierre pour habiller Paul”.

IL est donc temps au regard de tout ce qui précède pour l’Afrique, d’être maître de son destin en refusant de mettre l’idée de la monnaie unique sous la conduite de l’Occident.

L’Afrique a besoin de se faire un nom en matière d’économie et d’autonomie financière.

Théophile-Gautier

Joëlinho

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