Friday 13 December 2019
Afrique

Assassinat de Kadhafi : Mahamadou Issoufou ; « La décision d’intervenir en Libye, nous l’avons apprise à la radio »

Invité avec ses homologues de la RDC et du Tchad par Alain Foka dans l’émission « débat africain » sur RFI sur le thème « paix en Afrique : les solutions des présidents africains, diffusée le 13 novembre dernier », le président du Niger Mahamadou Issoufou a lâché une Bombe qui conforte la thèse de l’impuissance des Etats africains francophones face à la France soutenue par plusieurs spécialistes de la question africaine.

Interrogé sur les causes du terrorisme en Afrique et principalement dans le Sahel, les chefs d’Etat Idris Deby et Mahamadou Issoufou ont mis en évidence le fait que la source de la flambée du terrorisme dans la région est la situation en Libye.

Selon le président tchadien, si la Libye n’avait pas été instable, il n’y aurait pas eu ce qui se fait aujourd’hui en matière de terrorisme dans le Sahel. « Avant la déflagration en Libye, vous avez déjà entendu parler d’un Africain qui se fait exploser? », a interpellé le président tchadien Idriss Déby. Autrement dit, le Sahel serait beaucoup moins dangereux aujourd’hui si la « folie française » d’envahir la Libye et d’assassiner le dirigeant au vue et au su de tous, n’était pas née.

« La décision d’intervenir en Libye, nous l’avons apprise à la radio. C’est nous qui en subissons les conséquences », a déclaré le président nigérien Mahamadou Issoufou sur RFI. Il va sans dire que la France et ses alliés de l’Otan se sont érigés en décideurs à la place des autres, même si cela implique de violer la souveraineté d’un pays parce qu’on est puissant militairement. Aujourd’hui, la France revient en Afrique avec l’opération Barkane, comme un sauveur alors qu’en réalité, elle n’essaie peut-être que de tenter d’éteindre le feu qu’elle a allumé.

Joëlinho

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